Etape 2 – De la dune du Pilat à Mimizan plage – Jeudi 19 avril 2018

Deuxième étape sur la Vélodyssée ! Nous sommes réveillés par les premières lueurs du soleil et le bruit des vagues. Il suffit d’ouvrir la tente pour avoir une vue imprenable sur l’océan ! C’est splendide !

J’ai eu un peu froid, cette nuit, mais je m’y attendais. Le sac de couchage Ultralight 15°C de chez Décathlon,est certes très compact mais pas du tout adapté à cet usage. Une première cyclo coûte assez cher au niveau de l’achat de l’équipement, et le sac sera certainement un des points à améliorer par la suite. Dans tous les cas, ici, et au vu des températures ce n’est pas du tout handicapant. Il suffit juste de rajouter une couche de vêtement, je ne manquerai pas de le faire la nuit prochaine.

 

Panorama au réveil

Petit déjeuner, rangement du campement, paiement du camping et nous sommes partis ! La réceptionniste nous demande où nous allons. Nous ne le savons pas vraiment, mais je me souviens très bien lui avoir répondu « ça sera une petite étape ».C’est cela, oui …Généralement, et comme l’expérience nous l’a prouvé plus tard, les matinées où nous disons cela annonce une journée difficile avec un nombre de kilomètres au compteur improbable par rapport à notre volonté initiale !

Nous nous mettons en route à 10h30, il nous suffit de traverser la route pour retrouver la piste cyclable. Nous commençons la matinée avec un petit peu dénivelé. Ce seront les seuls mètres de dénivelé positif de la journée, nous vous le garantissons ! Nous empruntons une piste cyclable magnifique serpentant dans la forêt. Nous ne voyons pas l’océan, mais les monticules de sable nous rappellent bien qu’il est tout proche. Les premiers kilomètres se sont faits sans difficultés, la paysage change, les Landes arrivent. Nous passons le lac près de Biscarosse que nous longeons seulement sur quelques centaines de mètres avant de bifurquer vers un canal. Nous nous arrêtons pique-niquer et profitons d’une grande pause.

 

La piste nous emmène dans la forêt

Afin de nous aider dans notre guidage, nous sommes partis avec un tracé GPX de l’itinéraire trouvé sur Internet et « Le guide du Routard-La Vélodyssée ». Ce dernier, ne nous a que très peu servi. Ces deux seules utilités ont été de nous donner des informations touristiques sur les villes traversées et de référencer quelques hébergements. Les cartes sont trop imprécises pour partir seulement avec celui-ci. Sur place, le balisage est assez bien réalisé, même si l’on a vite fait de passer à côté d’une balise. Nous le constaterons très rapidement !

Pour le moment, nous souhaitons juste nous informer sur les hébergements pour la nuit, nous pensons dormir à Mimizan. Le guide du Routard, liste deux campings, le « Camping du lac » et le « Camping de la plage ». Nous appelons ce dernier, il est fermé. Nous tentons donc notre chance avec le premier, pas de problème,la réceptionniste nous attend avant 19h. Il est 14h, le camping est à moins de 30 kilomètres, nous devrions y être sans difficulté !

Nous repartons sur quelques kilomètres, nous devons nous arrêter à Leclerc. Il nous faut une bouteille de gaz. En effet, n’ayant pas de réchaud, Olivier en a apporté un de chez lui acheté par son père il y une vingtaine d’années. Le réchaud est tout petit et utilise des bouteilles de gaz minuscules. C’est parfait pour nos sacoches ! Sauf que nous n’avons pas eu le temps ni même pensé à acheter du gaz supplémentaire avant notre départ.

Après ce petit arrêt à Leclerc, nous partons sur de grandes lignes droites à travers les Landes. C’est long, mais nous filons à la vitesse de l’éclair,nous relayant pour faire jouer l’aspiration. 30 km/h, 35 km/h, toujours plus vite ! En même temps, le paysage est incroyablement plat et nous n’y trouvons que peu d’intérêt.

Au bout de 25 kilomètres Olivier n’a plus d’eau dans sa gourde, nous faisons une pause près d’un panneau d’affichage. Il me dit « Tiens, nous sommes à côté d’Ychoux, c’est sympa comme nom ! ». Moi :« C’est bizarre, je n’ai pas vu ce nom sur la carte ! ». Nous ressortons le guide du Routard en un coup de vent, Ychoux est bien trop à l’est de notre itinéraire ! Nous allumons le GPX, nous avons raté la bifurcation 15 kilomètres avant ! Nous devons donc remonter une ligne droite, avec le vent de face cette fois-ci, sur 15 kilomètres ! C’est certain, nous n’en n’aurons pas la patience !

Nous ouvrons Google Maps. Il nouspropose un itinéraire qui nous permet de « couper à travers » ! Tant pis, on tente ! Nous reprenons la route, puis une départementale puis un chemin cela nous amuse beaucoup et nous change du goudron. Sauf, que Google Maps ne propose pas un itinéraire « Vélo » mais « VTT » et autant avec des sacoches, c’est compliqué mais ça passe autant avec une remorque il n’y a rien à faire !

 

Sable, soleil, vélos et remorque

Il fait un cagnard incroyable, nous nous enfonçons sur une piste sableuse tout en ligne droite bordée par des pins, nous voyons les ennuis grossir ! Olivier s’enlise et ne peux pas avancer. Il faut pousser le vélo ! Il n’en peut plus, nous faisons une pause à l’ombre de la forêt. Il faut continuer, nous n’avons pas d’itinéraire de secours. Après 4 kilomètres à pousser les vélos, nous arrivons sur un chemin, jonché de débris de verre. Tant pis nous serrons très fort les dents et espérons ne pas crever. Enfin nous atteignons la route !

Il nous reste encore 10 kilomètres avant de rejoindre la piste puis 15 kilomètres avant le camping. Je passe devant et essaie de motiver Olivier. Nous avons fait le plus difficile ! Nous restons sur des pistes cyclables longeant une grande route.

Il est 18h30, le camping est en vue. Nous nous arrêtons devant, c’est fermé ! Il n’y a personne,c’est désert. Je les ai pourtant appelés à midi… J’appelle de nouveau, ce n’est pas le bon camping ! Le « Guide du Routard » a interverti les numéros de téléphone du « Camping du lac » et du « Camping de la plage ». Nous devons rejoindre le « Camping de la plage » à 7 kilomètres et ce avant 19h. Impossible !

Nous recommençons à pédaler, j’essaie de mettre le GPS pour nous guider, et là c’est la chute ! Monumentale ! Heureusement plus de peur que de mal. Nous finissons par arriver au « Camping de la plage » à 19h15. Pour la plage, on repassera par contre, pour la gentillesse des réceptionnistes on est au bon endroit. Ils nous ont attendus ! Nous remplissons les formalités, l’emplacement est libre. Nous trouvons une grande étendue d’herbe pour nous tout seuls.

 

Campement du soir

Allez direction la supérette pour acheter une glace, celle-là on l’aura bien méritée ! Nous sommes épuisés, on monte la tente, prenons une douche, faisons notre lessive, mangeons et dodo. Demain, sera moins difficile, enfin du moins nous l’espérons !

L’étape en chiffres :

  • 90 kilomètres parcourus
  • 5h02 mn de vélo
  • Vitesse moyenne : 18km/h
  • D+ : 290 m

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