Voyager à vélo au Mexique, à quoi s’attendre ? Le Mexique est une destination qui intrigue autant qu’elle fascine les voyageurs à vélo. Entre montagnes à plus de 5 000 m, côte Pacifique et golfe du Mexique, villages colorés et routes parfois déroutantes, le pays offre une expérience aussi intense que dépaysante.

Pendant trois mois et demi, nous avons parcouru le Mexique à vélo du nord au sud. Dans cet article, nous partageons notre retour d’expérience et des conseils concrets pour aider les cyclistes à préparer leur voyage : routes, eau, hébergements, budget, applications utiles… tout ce qu’il est bon de savoir avant de se lancer.

Etat des routes

Etat des routes

  • Dans l’ensemble nous avons trouvé les conducteurs plutôt prudents avec les cyclistes. Les camions et les voitures se décalent suffisamment pour doubler. Il faut dire qu’il y a du monde sur les routes au Mexique: vélos, charrettes, taxi-vélo, tuk-tuk, vaches, chèvres… Sur les 5168 km pédalés nous n’avons eu que quelques portions désagréables, voire dangereuses: par exemple entre Pachuca et Teotihuacan (Hidalgo) ou entre Villahermosa et Frontera (Tabasco).
  • Le Mexique est champion du monde des dos d’âne ! Il y a une quantité impressionnante de ralentisseurs sur les routes. Sur une étape typique nous avons compté 117 ralentisseurs pour 59km !!! Ils sont diablement efficaces, tout le monde est obligé de ralentir à 10km/h à leur passage.
  • Les routes au Mexique, sont souvent en 2*1 voie avec un accotement. Pour fluidifier la circulation, les camions ont l’habitude de rouler à moitié sur l’accotement et à moitié sur la route. Les véhicules plus rapides peuvent ainsi les doubler plus facilement.
  • Il est en principe interdit de rouler à vélo sur l’autoroute au Mexique, des panneaux d’interdiction représentant un vélo se trouvent à l’entrée de toutes les autoroutes. Cependant, il est d’usage que les agents de l’autoroute autorisent les cyclistes à les emprunter. On vous fera signe pour vous montrer par où passer pour éviter le péage. Il faut absolument contourner les caméras de contrôle et les barrières de sécurité. L’avantage des autoroutes est que vous êtes sûrs d’avoir une large bande d’arrêt d’urgence et un goudron en bon état.
Piste dans l'état d'Hidalgo
On trouve de tout sur les routes mexicaines !
Autoroute dans l'état de Oaxaca

Notre top 4 des routes au Mexique

Route 175 – Des montagnes de Oaxaca au Pacifique

De Santo Tomás Tamazulapan à San Agustin en passant par Pluma Hidalgo (Etat de Oaxaca), la route 175 serpente à travers la montagne entre les petits villages. Cette route grimpe jusqu’à 2700m d’altitude ce qui permet de retrouver de la fraicheur et surtout d’avoir des vues à couper le souffle. L’itinéraire s’achève sur la côte Pacifique dans une petite station balnéaire au bord du Pacifique accessible uniquement par une piste. La biodiversité dans cette zone est impressionnante.

Du Paso de Cortés à l’Iztaccihuatl

Pour quitter Mexico par le sud, le Paso de Cortes est un incontournable (Etat de Mexico). Ce col vous emmènera jusqu’à 3 600m d’altitude, pile entre les volcans Iztaccihuatl (5 235m) et Popocatepetl (5 426m). Ce dernier est très régulièrement en éruption. De là, il est possible d’entrer à vélo dans le parc national “Izta-Popo Zoquiapan” (inscription et taxe d’entrée au col). La piste vous emmènera au pied de l’Iztaccihuatl, au camp de base, à 4 000 m d’altitude. Aire de camping et abris sommaires sont à votre disposition (sans eau).  Les plus téméraires laisseront les vélos pour aller randonner sur le troisième plus haut sommet du Mexique. En 2025 la route n’était goudronnée que sur le versant « Mexico » du col.

Tolantongo et ses contreforts escarpés

Les Grutas de Tolantongo sont nichées au cœur du canyon du même nom (état d’Hidalgo). Haut-lieu touristique, vous y découvrirez d’extraordinaires piscines de sources chaudes géothermiques, des grottes, des cascades et bien plus encore … Au-delà de ça, les pistes qui se perdent en lacet dans les montagnes ne donnent qu’une envie, celle d’aller rouler dessus. Ce sera un passage quasi-obligé si on veut continuer vers Pachuca sans faire demi-tour sur Ixmiquilpan. Journée exigeante mais superbe, les paysages sont splendides. Il y a 8 km à 10% avec des épingles bien plus raides.

Route 180 – De Ciudad del Carmen à Campeche

Rouler au bord des eaux turquoises et des plages de sable fin, un rêve devenu réalité. A Isla Aguada (état de Campeche), le camping Freedom Shore vous permettra de planter la tente avec accès direct à la lagune et vue sur les dauphins. L’eau est translucide (sauf en saison des pluies), avec un masque vous pourrez partir à la découverte de toute une faune sous marine. Nous avons également beaucoup apprécié la ville de Campeche. 

Nourriture

Nourriture

Au Mexique vous ne manquerez pas de nourriture !

Le Mexique regorge de spécialités culinaires, le voyage devient gustatif. Contrairement aux idées reçues la nourriture n’est pas spécialement épicée, la sauce est souvent mise à part. Il y a énormément de restaurants et de stands de nourriture dans la rue. Il est possible de manger à toute heure. 

Sinon pour faire les courses vous avez:

  • Supérettes: « abarrotes » (épicerie) en bord de route, il y en a partout
  • Moyenne surface: Petits supermarchés indépendants et commerces spécialisés (boulangeries, crémeries, primeurs …). Les « Bodega Aurrera » (filiale de Walmart) et les  Tienda 3B » offrent un bon compromis entre prix et qualité des produits.
  • Grande surface (Large choix et produits variés): Walmart, Chedraui, Gran Bodega… uniquement dans les grandes villes. Les Walmart Express ont des produits très haut de gamme et/ou importés et sont présent uniquement dans les très grandes villes

Dans beaucoup de supermarchés, vous trouverez en bout de caisse des personnes âgées ou des jeunes mettant vos achats dans des sacs. Ils font ça pour avoir un complément de revenu. Il est d’usage de leur laisser une pièce pour les remercier.

Dans les petites tiendas on ne rentre pas, il faut demander ce qu'on veut
Tortilleria
Vendeur ambulant

A partir d’avril/mai vous pourrez vous régaler de mangues sauvages, il y en a quasiment partout, c’est un délice. 

Les tortillas, raison de vivre du cycliste, peuvent être de deux types : de blé ou de maïs. Les tortillas de blé (tortillas de harina de trigo) peuvent se trouver dans les états du nord du pays ou en supermarché. Les tortilleria vendant les tortillas de maïs et de blé sont toujours distinctes, elles produisent soit les unes soit les autres. Les tortillas de maïs doivent être réchauffées avant d’être consommées ; ce sont celles qu’on trouve le plus souvent. Dans chaque foyer équipé d’une cuisine, vous trouverez un comal, petite poêle aux bords bas pour réchauffer les tortillas.

Gorditas "pollo poblano", un régal !
Repas dégustation avec un hôte warmshower
Pause mangue au bord de la route

Gestion de l'eau

Gestion de l'eau

Eau potable

L’eau du robinet n’est pas potable. Pour se procurer de l’eau potable, il existe différentes possibilités :

  • Filtrer l’eau du robinet
  • Remplir les bidons dans des “agua purificada”, distributeurs d’eau potable automatiques ou non.  Il est possible de choisir la quantité d’eau souhaitée sur les distributeurs automatiques. Attention, ces distributeurs n’ont pas de bouton stop et le débit est très fort. Il faudra donc une certaine coordination pour remplir les bidons. Douche quasiment assurée. Au distributeur : 5L = 25 centimes d’€.
Un cycliste au soleil ça boit beaucoup !
Distributeur automatique d'eau potable
Purificadora, établissement vendant de l'eau potable
Les garrafones évitent de filtrer 20L d'eau, mais les transporter n'est pas simple !
  • Acheter des bidons d’eau de 20L, des « garrafones ». Ces garrafones sont consignés. Souvent le propriétaire de la supérette demandera à ce que vous versiez la caution pour que vous puissiez emmener le garrafon dehors et remplir vos bidons. Vous pouvez ensuite rendre le garrafon vide ou avec le surplus d’eau inutilisé et ainsi récupérer votre caution.
  • Acheter de l’eau en magasin : environ 1.5€ pour un bidon de 5L

La plupart des hôtels bons marchés ne proposent pas de garrafon d’eau à la réception, il faut donc prévoir de l’eau potable même à l’hôtel.

Pénuries d'eau

L’eau est précieuse, encore plus au Mexique. Vous verrez toutes les maisons équipées de grandes cuves d’eau, souvent bleues ou noires sur le toit des maisons. Ces cuves s’appellent des tinacos. De nombreuses villes souffrent du manque d’eau et beaucoup de foyers ne sont approvisionnés en eau courante que quelques jours dans la semaine. L’eau est donc stockée dans la cuve et utilisée les jours où le réseau ne fonctionne pas. Les tinacos sont aussi utilisés car il y a très peu de pression dans le réseau mexicain, cela permet à l’eau de couler plus vite dans la douche et les éviers.

Citernes d'eau sur les toits

Hébergement

Hébergement

Hôtels, Airbnb...

Compter environ 20€ pour 2 pour un hôtel entrée de gamme. Nous avons toujours pu mettre les vélos dans la chambre ou à défaut dans un endroit sécurisé. 

Un Airbnb abordable où tout fonctionne, ça n’existe jamais au Mexique. Coupure d’électricité, d’eau, infiltration au plafond, meubles cassés, absence de gaz … Si vous trouvez un hébergement où tout est parfait c’est soit que vous avez touché le gros lot, soit que vous y avez mis le prix !

Dans la cuisine mexicaine, le four n’est pas utilisé. Si vous louez un Airbnb, attendez-vous à ce que le four de la gazinière face office de placard. Il y a peu de chances qu’il y ait une grille ou un plat pour l’utiliser. 

Au Mexique, de nombreux hôtels n’ont pas de devanture, ni de réception, ni ne sont référencés sur Google Maps. Si vous trouvez un hôtel référencé sur IOverlander, qui n’a pas de devanture et pas d’accueil, la meilleure technique est d’attendre dans la rue qu’une personne vous remarque et se mette en quête du propriétaire pour vous.

Warmshower ou RACMx

Réseau d’accueil Warmshowers ou le groupe WhatsApp de la RAC (Red de Apoyo cicloviajero). Pour ce dernier, il faut demander à être ajouté au groupe WhatsApp. Le groupe regroupe des hôtes et  des voyageurs dans tout le Mexique. Chaque voyageur  y poste librement ses besoins d’hébergements et/ou ses questions. Excellente réactivité, au Mexique la RAC est plus développée que Warmshower. L’accueil sera toujours chaleureux. Il ne faut pas avoir les mêmes attentes de confort qu’aux USA ou en Europe. On vous proposera le plus souvent de planter la tente ou de poser votre matelas dans une pièce commune.

Camping/Balneario/Cénote

 Il existe très peu de campings au Mexique. L’alternative s’appelle le balneario c’est un petit centre aquatique qui autorise les clients à planter la tente sur la pelouse. On y trouve les mêmes commodités qu’un camping. Bondés le week-end, vous serez tranquille la semaine. Dans la péninsule du Yucatan, quelques cénotes proposent aussi de planter la tente.

Pompiers/Mairie (Presidencia)/Police/Eglise

Si vous avez le courage de demander, généralement les locaux se mettront en 4 pour vous trouver un endroit où dormir. Confort aléatoire mais anecdotes à coup sûr.

Restaurants

Il est courant de demander à dormir dans des restaurants, les bonnes adresses sont souvent référencées sur iOverlander. La politesse implique de consommer un repas dans le restaurant. Au Mexique un plat coûte entre 5 et 8€. Bonne alternative pour les cyclos seuls au budget serré. Pour les couples, choix à contrebalancer au vu des prix des hôtels aux alentours. Dans le restaurant, vous aurez souvent accès à des toilettes, rarement à des douches.

Bivouac

Le bivouac est possible, il est conseillé de se renseigner sur la sécurité de la zone ou alors il faut être sûr d’être invisible. L’option la plus sûre est de demander aux habitants. On peut avoir de belles surprises, nous avons eu la chance de pouvoir bivouaquer dans la « hacienda plan de Guadalupe », un monument historique superbe. 

A titre d’exemple, voici la répartition de nos hébergements sur les 107 nuits passées au Mexique. 

Budget

Budget

La monnaie est le pesos mexicain (MXN), le cours est d’environ 1€ pour 21$ (MXN).

Le coût de la vie est plus faible au Mexique qu’en France, à titre d’exemple le salaire minimum est de 420€/mois en 2025. Voici le prix de quelques produits de base en 2025:

  • Riz: 1€/kg, pâtes 1.5€/kg, paquet de nouille instantanées: 30c€
  • Banane, oranges… 1€/kg
  • Ananas: 1.5€, mangues 2€/kg (gratuit au bord de la route)
  • Beurre de cacahuète: 10€/kg
  • Tortillas environ 1.50€/kg

Voir sur Tourdumondiste les frais des différentes banques mexicaines

Nos dépenses

Nous avons dépensé en moyenne 16.2€ par personne et par jour:

  • Hébergements

En moyenne nous avons dépensé 6.6€/jour/personne en hébergement. Nous avons été hébergés gratuitement 43 nuits et avons payé 64 nuits. Ces 64 nuits payées nous ont coûté en moyenne 11€/personne. Nous avons passé 56 nuits en hôtel et Airbnb et 8 nuits en camping.

  • Catégorie autre

Pour simplifier le graphique nous avons regroupé dans « Autre » les dépenses suivantes:

    • Divers (lessives, frais bancaires etc.) : 137€
    • Cadeaux (pour les hôtes/famille) : 118€
    • Visa/Entrée sur le territoire : 81€
    • Transport en commun dans les villes : 59€
  • Quelques éléments de contexte
    • Nous cuisinons quasiment tous nos repas au réchaud et faisons nos courses en supermarché. Nous mangeons au restaurant environ 1 à 2 fois par semaine.
    • Nous demandons très peu l’hospitalité spontanément, nous sommes majoritairement passés par le réseau d’accueil de la RAC et Warmshowers pour dormir chez les locaux. Nous avons dormi quelques fois chez les pompiers et la police. En tout, nous avons dormi 43 nuits hébergés gratuitement.

 

A ces dépenses quotidiennes il faut ajouter les dépenses fixes: forfait de téléphone, assurance, abonnement balise satellite InReach…

Sécurité

Sécurité

La sécurité est un aspect souvent abordé lorsqu’on parle du Mexique. Comme souvent, il ne faut pas généraliser et dramatiser ni à l’inverse être inconscient ou chercher les ennuis. Il faut s’informer avec différentes sources et des informations récentes. La situation d’une région peut évoluer rapidement. A titre personnel nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. 

  • Nous avons utilisé les sites des ministères des affaires étrangères de plusieurs pays: Etats-Unis, France, Canada
  • Nous avons aussi utilisé les réseaux WhatsApp d’accueil de cyclistes au Mexique (RACMX) et le groupe WhatsApp Riding North and Central America
  • Enfin les locaux peuvent vous renseigner sur la situation de telle ou telle route.

De manière générale ce n’est qu’une fois sur place qu’on peut avoir des informations fiables et écouter son instinct. Dans tous les cas il faut rester prudent, ne pas s’exposer à des vols opportunistes. Un dernier conseil est de ne pas rouler de nuit (sécurité routière et vol). 

Les policiers sont équipés comme le GIGN, mais dans l'état de Coahuila il ne se passe pas grand chose

VISA

VISA

En étant français il n’y a pas besoin de visa, juste d’une autorisation de séjour. Elle permet de rester 180 jours pour du tourisme. Au poste frontière il y a un formulaire à remplir (FMMd) avec l’agent des douanes et une taxe de 40€ à régler. Il n’y a rien à payer en sortant du pays. Attention à bien garder le reçu de paiement, il est demandé à la sortie du pays.

Il est possible de remplir le formulaire FMMd en avance sur internet et de payer en ligne. Mais nous le déconseillons. Nous l’avons fait et avons appris que le paiement n’est valide que pour le même mois. Nous avions payé fin février frontière et nous avons dû payer une deuxième fois quand nous avons passer la frontière début mars.

Informations diverses

Informations diverses

  • Comme souvent en Amérique latine, le papier toilette se jette dans une poubelle prévue à cet effet et non dans les toilettes.
  • La gestion des déchets est compliquée au Mexique. Il n’y a pas de politique commune de ramassage des déchets. En dehors des villes, de nombreuses personnes brûlent leurs déchets dans leur cour faute de mieux. Il est souvent difficile de trouver des poubelles dans les villes.
  • Si vous entendez des pétards, c’est qu’une fête se prépare dans le voisinage.
  • Les laves-linges les plus fréquemment utilisés ne sont pas automatiques et lavent uniquement à l’eau froide. Une fois le linge mis dans le tambour, il faudra remplir la machine avec un tuyau d’eau, puis la lancer. Une fois terminée, il faudra enclencher la vidange de l’eau. Puis recommencer un cycle pour le rinçage. Pour l’essorage, de nombreuses machines de ce type proposent un tambour sur le côté dans lequel placer les vêtements, sorte de panier à salade. Au Mexique, il y a des laveries dans toutes les villes, il faut compter 2€/kilo de linge pour le récupérer lavé, séché et plié.

Applications utiles

  • iOverlander : pour trouver des hébergements sur la route et des conseils sur les routes à emprunter
  • WhatsApp: Toutes les communications passent par WhatsApp, c’est l’application utilisée par tous et partout pour envoyer des messages, appeler et envoyer des vocaux.

En France on est habitué à ce que tout soit sur Google Maps (commerce, hôtel, restaurant). C’est loin d’être le cas au Mexique, le mieux est de demander aux locaux. 

Le bilan

Le bilan

On a aimé

  • La gentillesse, l’accueil et l’amabilité des Mexicains, il suffit de demander et il existe une solution à nos problèmes. Les bonjours, le respect des cyclistes sur la route par les voitures, camions etc. Les pompiers et la police sont les meilleurs pourvoyeurs d’endroits où dormir, et on est toujours bien accueilli. Les Français bénéficient d’une très bonne image au Mexique.
  • L’accueil réservé aux cyclistes. Au Mexique, il y a un réseau parallèle à Warmshowers qui s’appelle la RAC. C’est un groupe WhatsApp qui met en relation des personnes souhaitant accueillir des voyageurs à vélo et les voyageurs eux-mêmes. C’est simple, efficace et très réactif. On sait que si on a un problème, on peut contacter la communauté en quelques secondes.
  • L’importance de la famille, beaucoup de Mexicains vivent à plusieurs générations sous le même toit. Il n’est pas rare que nos hôtes nous emmènent rencontrer leurs parents et leurs frères et sœurs quand nous sommes invités.
  • La vitalité des villages, il y a des dizaines de marchands de nourriture, et de produits en tout genre partout dans les villages. Les gens vivent dehors. Les villages sont souvent superbes avec les murs colorés des maisons, leurs églises et place centrale.
  • L’incroyable diversité de la cuisine mexicaine : tacos, pozole, chilaquiles, marquesitas, gorditas, elotes, agua de sabor … La liste est tellement longue qu’il faudrait une vie pour tout goûter.
  • Une culture incroyable et une histoire riche (aztèques, olmèques, mayas, indépendance du Mexique …). Des sites accessibles à faible coût pour découvrir la culture : musées, pyramides de Teotihuacan … Plusieurs villes sont classées à l’UNESCO, nous en avons pris plein les yeux.
  • La diversité des paysages (on a pu monter jusqu’à 4 000m à vélo, pédaler dans le désert, se baigner dans l’océan Pacifique et le Golfe du Mexique)
  • Découvrir des animaux grâce à une faune incroyable (les iguanes, les coatis, flamants roses, crocodiles, dauphins, oiseaux, papillons et poissons)
  • Autres belles découvertes : Grutas de Tolantongo, pyramides et temples, culture de l’agave, grimper à 5000 m sur l’Iztaccíhuatl, snorkeling dans une eau turquoise, les cénotes. On pourrait en écrire encore des pages !

On aurait pu s'en passer

  • La pollution : les bas-côtés, les parcs et les rues sont jonchés de détritus et de bouteilles en plastique. Dans toute la partie nord du pays, trouver une poubelle était une mission. Les déchets sont jetés dans des déchetteries en plein air puis dispersés par le vent ou bien brûlés sur les bas-côtés.
  • L’absence d’eau potable au robinet : c’est vraiment une préoccupation quotidienne pour nous qui buvons beaucoup.
  • La différence de confort/qualité de vie avec nos standards européens : coupures d’eau courante pendant plusieurs jours, fils électriques dénudés, pas d’eau chaude, pas de douche, pas de lave-linge, la maison est faite pour avoir un toit sur la tête pas pour être jolie ou fonctionnelle (une maison mexicaine où tout fonctionne ça n’existe pas)
  • La chaleur et l’humidité à partir de l’État d’Oaxaca jusqu’au sud du pays dans la péninsule du Yucatan. Mai et juin sont des mois à éviter.
  • L’insécurité dans certains états et sur certaines routes, ce qui nous a dissuadé de bivouaquer et nous oblige à prévoir tous les soirs où nous allons dormir. 
  • Les états de la péninsule du Yucatan (Yucatan et Quintana Roo) : une espèce de parc d’attractions géant pour touristes américains, canadiens et européens. Tout se monnaie ici. Les resorts se succèdent sur la route les uns après les autres. Quand on voit dans quel dénuement vivent beaucoup de Mexicains, ça nous met mal à l’aise. Les routes sont aussi toutes droites, toutes plates.

Quelques anecdotes et rencontres marquantes

Quelques anecdotes et rencontres marquantes

  • Au passage de la frontière avec le Mexique, César nous a contactés. Il allait être notre premier hôte 400km au sud. Pendant une semaine, il a suivi notre avancée et nous a envoyé des vocaux pour nous expliquer l’histoire du Mexique et des lieux par lesquels nous passions. Il nous a mis en relation avec le groupe de femmes cyclistes de Saltillo qui, par la suite, nous a escorté sur 40km pour sortir de la ville.
  • Hector sur une piste à El Salado (San Luis Potosi) : Au milieu de nul part, on voit un gars s’arrêter avec son pick-up et nous attendre. On commence à avoir peur (c’était nos premiers jours au Mexique). On s’avance doucement, il nous lance « Venez manger à la maison ! ». Il nous a attendu 20 km plus loin dans sa famille pour manger le meilleur bouillon de bœuf de notre vie.
  • Rosa et son mari à Tehuacan (état de Puebla) : leur fille via Warmshowers nous a envoyé chez eux et nous nous sommes sentis comme chez nous, avec en plus de bons petits plats cuisinés par Rosa. Plongée dans la culture mexicaine.
  • Sonia et Roberto : ils nous ont tout d’abord autorisés à planter la tente gratuitement dans leur jardin (ancien camping), puis de fil en aiguille ils nous ont cuisiné un des meilleurs repas que nous ayons mangés au Mexique pour finir par nous inviter à dormir dans un superbe loft tout droit sorti d’un magasin de déco d’intérieur.

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