Voyager à vélo en Amérique centrale, c’est traverser en quelques semaines 7 pays ayant chacun sa propre culture. De frontière en frontière, nous avons appris à composer avec le climat, les habitudes culinaires, les monnaies et les réalités locales. L’Amérique centrale aura mis nos corps à rude épreuve par la chaleur, l’humidité, la forte densité de population et des routes aux pourcentages de pente à en faire pâlir les mollets. 

Ce guide pratique rassemble nos conseils et retours d’expérience pour voyager à vélo en Amérique centrale.

Itinéraire

Itinéraire

Détail par pays

1. Belize

5 jours, du 18/06 au 23/06
264km // 1088m de D+

2. Guatemala

25 jours, du 23/06 au 18/07
821km // 13 508m de D+

3. El Salvador

7 jours, du 18/07 au 25/06
419km // 5764m de D+

4. Honduras

2 jours, du 25/07 au 27/07
155km // 2002m de D+

5. Nicaragua

10 jours, du 27/06 au 06/08
480km // 3347m de D+

6. Costa Rica

19 jours, du 6/08 au 25/08
728km // 10 304m de D+

7. Panama

20 jours, du 25/08 au 14/09
1271km // 11 155m de D+

Etat des routes

Etat des routes

Le réseau routier est globalement bon en Amérique centrale sauf au Costa Rica. Le Costa Rica est un pays très riche avec beaucoup de voitures modernes, mais des routes très étroites. À cela s’ajoutent de nombreux travaux et fermetures de route. Le trafic y est donc très dense, y compris sur les axes secondaires. De notre point de vue, ça a été le pire pays du voyage où faire du vélo. 

De manière générale nous avons trouvé qu’il existait assez peu d’alternatives pour rouler tranquillement en dehors du flot de circulation. Les abords des routes sont très souvent urbanisés. La circulation est parfois si dense qu’on a souvent du mal à écouter un podcast ou de la musique. Grands espaces n’est certainement pas synonyme d’Amérique centrale, ou bien il faut s’éloigner des sentiers battus des voyageurs à vélo.

Dans les villes et les villages il y a du monde, les routes sont souvent engorgées par les piétons, vélos, animaux, voitures… Il y a de la vie, de l’animation, il faut slalomer !

Le moyen de transport principal en Amérique latine est la moto. Vous verrez aussi de nombreux bus. Les bus et bennes de pick-up sont souvent bondés.

Route au Guatemala
Centre ville typique, ici à Ahuachapan (El Salvador)
Autoroute interamericana au Panama

Belize: Une seule route traverse le pays du Mexique au Guatemala. Il y a quelques alternatives par endroit pour échapper à la circulation. Nous avons eu beaucoup de circulation sur l’axe Belmopan/Belize City.

Guatemala: Le réseau routier permet des alternatives, mais il y a toujours de la circulation. Attention aux « Chicken-Bus », les routes sont étroites et ils roulent vraiment vite. Le Guatemala est montagneux avec un relief cassant. Ce sont des successions de montées/descentes souvent autour de 10% de pente. C’est au Guatemala qu’on a fait le plus de dénivelé rapporté au nombre de kilomètres. La récompense est un peu de fraicheur et de jolis paysages.

El Salvador: Il y a beaucoup de circulation sur les axes principaux, correspondant à la panaméricaine. Les alentours de San Salvador sont désagréables avec énormément de trafic. Au nord nous recommandons la « Ruta de las flores », au sud la portion entre Ozatlan et El Triunfo en passant par la laguna de Alegria est agréable.

Honduras: la circulation est dense entre El Amatillo et Choluteca. De Choluteca à El Espino c’est une route de montagne beaucoup plus agréable.

Nicaragua: les routes sont larges, il y a de grandes lignes droites et peu de dénivelé. La circulation est moins dérangeante que dans les autres pays. L’ile d’Ometepe permet de faire une pause hors de la circulation pour quelques jours. 

Costa Rica: il y a peu d’alternatives pour échapper à la circulation. La sortie de San José par les montagnes offre un peu de répit. Il y a énormément de circulation entre San José et Puerto Limon mais ensuite c’est beaucoup plus calme. 

Panama: Nous recommandons la portion entre Almirante et Chiriqui, c’est une belle route de montagne. Ensuite il n’y a pas vraiment le choix, c’est l’autoroute de la panaméricaine avec de plus en plus de circulation jusqu’à Panama City. 

La route ne s’arrête pas à Panama City, il est possible de continuer sur 250km jusqu’à l’entrée du Darien Gap. A Yaviza, dernier village accessible par la route, un panneau symbolise la fin de la route « Panaméricaine ». Cette région est beaucoup plus sauvage que le reste du pays, il y a de jolis paysages et assez peu de circulation. 

Comment passer le Darien Gap ?

Plusieurs solutions existent pour aller en Colombie (ou inversement venir au Panama)

  • Prendre un avion depuis Panama City jusqu’à la ville de votre choix en Colombie. C’est l’option que nous avons choisie. Nous avons volé avec Wingo et le billet nous a coûté 237€ chacun, bagage en soute et vélo compris. Nous avons atterri à Carthagène en Colombie. Nous avions réservé les billets 1 mois et demi à l’avance avec une option de modification de date, incluse dans le prix. C’est de notre point de vue la solution la plus économique et la plus fiable pour passer le Darien Gap, c’est aussi celle avec le moins d’aventure. Le vol dure 1h.
  • Faire la traversée par soi-même, sans tour operator en prenant plusieurs lanchas (petits bateaux à moteur). La première lancha se prend au départ de Puerto Carti, une centaine de kilomètres après Panama City. L’arrivée se fait à Necocli en Colombie. La traversée dure moins de 3 jours. Compter environ 200€/personne. Les conditions en mer varient beaucoup en fonction des mois, bien se renseigner car la traversée peut être épique. Il faut prévoir toujours un budget un peu plus large en fonction des pourboires réclamés notamment pour l’embarquement des vélos. Pour en savoir plus: récap 2023 Darien Gap. Nous pouvons également vous mettre en contact avec plusieurs personnes ayant traversé en bateau. 
  • Prendre un tour operator pour lier l’utile à l’agréable et en profiter pour visiter les îles San Blas. La traversée dure environ une semaine. Compter environ 500€/personne. Idem que le point précédent concernant les conditions maritimes.
  • Faire la traversée en voilier. Pour cela, il faut trouver LA bonne personne qui vous permettra de trouver un voilier. La tâche peut s’avérer longue, incertaine et fastidieuse. La navigation récompensera tous ces efforts. Les bateaux peuvent partir de Bocas del Toro ou de Colon. En fonction du bateau, du nombre de personnes à bord et de la durée de la traversée, le prix peut être compétitif avec l’option de prendre un tour operator.

Nourriture

Nourriture

Les aliments de base sont pour tous les pays: le mais, le riz et les haricots. Chaque pays possède ses spécialités culinaires, que vous trouverez partout dans de petites échoppes. Voici quelques exemples :

    • Le Guatemala : le poulet frit, le pepián (ragoût de viande)
    • El Salvador : les pupusas (petites tortillas de maïs fourrées)
    • Le Nicaragua: le gallo pinto: riz et haricots mélangés, les natacamal: pâte de maïs, viande, tomates…le tout cuit dans une feuille de bananier.
    • Le Panama : les empanadas, le sancocho (soupe)

Faire les courses

Nous ne sommes pas restés assez longtemps dans chaque pays pour connaître suffisamment les différentes enseignes. Nous allons donc énumérer les magasins où nous avons fait les courses compte tenu de notre budget serré.

Dans chacun de ces pays, en plus des supermarchés, vous trouverez de nombreux commerces de proximité (boucheries, primeurs, boulangeries dans certains pays), des petites tiendas et aussi des marchés.

L’alimentation en Amérique centrale s’organise autour de 4 produits : le riz, le maïs, les haricots et les œufs. Ce seront toujours ces produits de base qui seront les moins chers en magasin. 

  • Belize : Nous n’avons pas vu de grandes chaînes de supermarchés, nous avons trouvé beaucoup de commerces indépendants dans les quelques villes que nous avons traversées. Le coût de l’alimentation est assez élevé et le choix assez restreint. Pour un court séjour en provenance du Mexique et si vous avez un budget serré, nous vous conseillons d’anticiper les courses en les faisant au Mexique.
  • Guatemala : Suma ou Maxi Despensa. Les deux chaînes offrent une belle diversité de produits à des prix très abordables. Uniquement dans les moyennes et grandes villes.
  • El Salvador : Walmart mais c’est sans doute le supermarché le plus cher du pays. Beaucoup de choix, supermarché à l’américaine. Nous ne recommandons pas de suivre notre exemple. Il existe également Super Selectos et de nombreuses enseignes de chaînes américaines comme Dollar General.
  • Nicaragua : Palí ou Maxi Palí similaires à Maxi Despensa au Guatemala. Alimentation à prix abordable.
  • Costa Rica : Palí ou Maxi Palí. La nourriture au Costa Rica est extrêmement chère. À part le riz et les haricots, l’huile et les œufs, le reste de l’alimentation de base est vendu à des tarifs supérieurs à ceux de la France. Compter 5€/jour/personne sans fioriture dans le chariot. En 2025, le coût des pâtes était de 4€ pour 1 kg, 10€ pour une tablette de chocolat…
  • Panama : Super 99. Le Panama est le paradis des supermarchés. De nombreux produits sont importés d’Europe et d’Amérique du Nord et proposés à des prix défiants toute concurrence. Les supermarchés sont flambant neufs et ressemblent à ce qu’on connaît en France. Vous trouverez de nombreuses marques françaises, notamment en fromage et autres produits laitiers. Incroyable ! Au Panama, vous trouverez également des commerces plus modestes dans les petites villes, quasiment toujours tenus par des familles chinoises.

Gestion de l'eau

Gestion de l'eau

Eau potable

L’eau du robinet n’est pas potable sauf au Costa Rica, pays qui dispose de l’eau potable partout (parcs, maisons, etc.). Au Panama, il est aussi possible de boire l’eau du robinet dans certaines zones urbaines. Il faut toujours demander si l’eau est potable avant de la boire.

Pour se procurer de l’eau potable, il existe différentes possibilités :

  • Filtrer l’eau du robinet
  • Remplir les bidons dans des “agua purificada”, distributeurs d’eau potable automatiques ou non.  Il est possible de choisir la quantité d’eau souhaitée sur les distributeurs automatiques. Attention, ces distributeurs n’ont pas de bouton stop et le débit est très fort. Il faudra donc une certaine coordination pour remplir les bidons. Douche quasiment assurée. Au distributeur : 5L = 25 centimes d’€. Nous avons eu beaucoup plus de difficulté à trouver des agua purificada qu’au Mexique. Nous les avons principalement utilisées au Bélize et au Salvador.
Distributeur d'eau potable à El Salvador
Filtration de nos 7L quotidiens
Les garrafones évitent de filtrer 20L d'eau, mais les transporter n'est pas simple !
  • Acheter des bidons d’eau de 20L, des « garrafones ». Ces garrafones sont consignés. Souvent le propriétaire de la supérette demandera à ce que vous versiez la caution pour que vous puissiez emmener le garrafon dehors et remplir vos bidons. Vous pouvez ensuite rendre le garrafon vide ou avec le surplus d’eau inutilisé et ainsi récupérer votre caution.
  • Acheter de l’eau en magasin : environ 1.5€ pour un bidon de 5L. Il existe également des petits pochons d’eau. C’est un incontournable notamment au Honduras et au Nicaragua. Vous verrez de nombreuses personnes coincer le pochon d’eau entre leurs dents et le siroter…souvent sur leur moto ! Ces pochons d’environ 30 cl se vendent dans de gros sacs en plastique. Plusieurs personnes nous en ont offert, nous trouvons que l’eau a un fort goût de plastique, mais ce n’est que notre avis.

La plupart des hôtels bons marchés ne proposent pas de garrafon d’eau à la réception, il faut donc prévoir de l’eau potable même à l’hôtel. Certains hôtels « moyen de gamme » disposent de filtres en céramique, ils fonctionnent par gravité et ressemblent un peu à des pots de fleur. 

Avec nos amis Alexis et Caroline, on a une belle collection de bidons !

Hébergement

Hébergement

Hôtels, Airbnb...

  • Hôtel/Auberge/Airbnb : les prix varient beaucoup en fonction des pays. Voici un aperçu des prix d’hôtels entrée de gamme :
    • Nicaragua : environ 15€/nuit pour 2
    • Guatemala, El Salvador, Honduras et Panama : environ 20€/nuit pour 2
    • Costa Rica : environ 40€/nuit pour deux
    • Bélize : environ 50€/nuit pour deux

Dans les cuisines en Amérique centrale, le four n’est pas utilisé. Si vous louez un Airbnb, attendez-vous à ce que le four de la gazinière face office de placard. Il y a peu de chances qu’il y ait une grille ou un plat pour l’utiliser. 

Warmshower ou Familia Cyclo Viajeros de America

Warmshowers est très peu développé en Amérique centrale excepté au Costa Rica. Le groupe WhatsApp Familia Cyclo Viajeros de America couvre toute l’Amérique centrale mais est avant tout une initiative d’habitants du Belize. Ces derniers s’organisent pour que vous soyez hébergés tous les soirs dans leur pays. 

Pour les autres pays d’Amérique centrale, il est compliqué de trouver des hébergements via Warmshowers ou le groupe WhatsApp. Les demandes restent souvent sans réponse. Il ne faudra pas avoir les mêmes attentes de confort qu’aux USA ou en Europe. On vous proposera le plus souvent de planter la tente ou de poser votre matelas dans une pièce commune. Accueil chaleureux garanti.

Camping/Balneario

Dans certains pays comme El Salvador, le Costa Rica ou encore le Panama, il existe de belles possibilités pour planter la tente. iOverlander est notre meilleur allié dans ce cas-là. Il faut compter entre 10€ et 15€/nuit pour 2.

Pompiers/Mairie (Presidencia)/Police/Eglise

Dans certains pays les pompiers accueillent les voyageurs à vélo. Nous avons reçu un accueil incroyable des pompiers au Guatemala et de la Croix Rouge au Honduras.

Restaurants

Il est courant de demander à dormir dans des restaurants, les bonnes adresses sont souvent référencées sur iOverlander. La politesse implique de consommer un repas dans le restaurant. En fonction du coût de la vie du pays, cela pourra être plus ou moins un bon plan par rapport à l’hôtel. Dans certains endroits excentrés, les restaurants sont les seules options pour dormir. iOverlander est ici encore notre meilleur allié.

Bivouac

Le bivouac est possible, il est conseillé de se renseigner sur la sécurité de la zone ou alors il faut être sûr d’être invisible. L’option la plus sûre est de demander aux habitants. Quasiment toutes les terres sont occupées, soit par l’urbanisation, soit par l’agriculture. Ce n’est pas toujours évident de trouver un coin de bivouac. 

A titre d’exemple, voici la répartition de nos hébergements sur les 88 nuits passées en Amérique Centrale. 

Budget

Budget

Le coût de la vie est plus faible en Amérique Centrale qu’en France, à l’exception du Costa Rica qui est comparable à la France. Voici le prix de quelques produits de base en 2025:

  • Riz: 1€/kg, pâtes 1.5€/kg (4€ au Costa Rica), paquet de nouille instantanées: 30c€
  • Banane, oranges… 1€/kg
  • Ananas: 1.5€, mangues 2€/kg (gratuit au bord de la route)

Voir sur Tourdumondiste les frais des différentes banques.

Petit récapitulatif pour s’y retrouver dans les monnaies:

PaysMonnaieCours en 2025Bon plan distributeur
BelizeDollar bélizien1€ ~ 2.3 BZDAtlantik Bank: pas de frais (non testé)
GuatemalaQuetzal1€ ~ 8.5 GTQBAC: pas de frais pour les Mastercards
El SalvadorDollar US1€ ~ 1.2 USDBanco Atlántida et Hipotecario: pas de frais
HondurasLempira1€ ~ 30 HNLBanco Atlantida: pas de frais
NicaraguaCordoba1€ ~ 42 NIOBancared: pas de frais
Costa RiaColón costaricien1€ ~ 580 CRCBanco de Costa Rica (BCR): pas de frais, donne des dollars US aussi
PanamaDollar US1€ ~ 1.2 USDToutes les banques prennent ~6$ de frais

A chaque frontière terrestre, il faudra changer les derniers billets du pays que vous venez de traverser. Des “changeurs” vous verront venir de loin et vous accosteront avant les postes frontières pour vous proposer de changer vos espèces. Nous conseillons d’installer une application de taux de change. 

Lorsque vous achetez quelque chose à un marchand ambulant ou dans une tienda, il se peut que vous payiez la “gringo tax”. Les prix sont majorés de quelques centimes de par notre origine/couleur de peau. Il ne s’agit pas de tout accepter, surtout dans les zones touristiques, mais il faut garder en tête les conditions de vie de la population. En tant que français 10c€ ou 20c€ en plus ne représente pas une grande différence et à notre sens ne devrait pas être négocié coûte que coûte. 

Nos dépenses

Nous avons dépensé en moyenne 16.6€ par personne et par jour:

  • Hébergements

En moyenne nous avons dépensé 7.7€/jour/personne en hébergement. Nous avons été hébergés gratuitement 22 nuits et avons payé 67 nuits. Ces 67 nuits payées, nous ont coûté en moyenne 10€/personne. Nous avons passé 56 nuits en hôtel et Airbnb et 11 nuits en camping.

  • Catégorie autre

Pour simplifier le graphique nous avons regroupé dans « Autre » les dépenses suivantes:

    • Divers (lessives, frais bancaires etc.) : 64€
    • Cadeaux (pour les hôtes/famille) : 30€
    • Transport en commun dans les villes/navettes sites touristiques: 106€
  • Quelques éléments de contexte
    • Nous cuisinons quasiment tous nos repas au réchaud et faisons nos courses en supermarché. Nous mangeons au restaurant environ 1 à 2 fois par semaine.
    • Nous demandons très peu l’hospitalité spontanément, nous sommes majoritairement passés par le groupe WhatsApp Familia Cyclo Viajeros de America et Warmshowers pour dormir chez les locaux. Nous avons dormi quelques fois chez les pompiers (Guatemala) et une fois à la Croix Rouge (Honduras). 

A ces dépenses quotidiennes il faut ajouter le coût de passage des frontières et les dépenses fixes: forfait de téléphone, assurance, abonnement balise satellite InReach…

Détail par pays

  • Bélize (5 jours) : 5€/jour/personne
    • Nous n’avons payé aucun hébergement grâce à l’accueil des locaux via le groupe WhatsApp Familia Cyclo Viajeros de America. Nous avions fait toutes nos courses au Mexique et n’avons donc acheté que peu d’aliments.
  • Guatemala (25 jours) : 17€/jour/personne
  • El Salvador (7 jours) : 14,5€/jour/personne
  • Honduras (2 jours) : 19€/jour/personne
    • Nous n’avons passé que 3 jours et 2 nuits au Honduras. Nous avons fait de grosses courses pour prévoir des vivres pour plusieurs jours dans les montagnes à l’entrée du Nicaragua.
  • Nicaragua (10 jours) : 16.3€/jour/personne
    • Nous avons passé 3 jours et 2 nuits chez un guide pour aller voir le canyon de Somoto (45€/personne)
  • Costa Rica (19 jours) : 16,5€/jour/personne
    • En dépit du coût de la vie assez élevée, nous avons pu profiter de l’accueil de nombreux locaux et Warmshowers (5 nuits sur 19) ainsi que de campings à bas prix (5 nuits sur 19).
  • Panama (20 jours) : 21,4€/jour/personne
    • Nous avons trouvé peu de solutions alternatives aux hôtels, nous avons été hébergés gratuitement 1 nuit seulement sur 20 jours.

Sécurité

Sécurité

La sécurité est un aspect souvent abordé à propos de l’Amérique Centrale. Comme souvent, il ne faut pas généraliser et dramatiser ni à l’inverse être inconscient ou chercher les ennuis. Il faut s’informer avec différentes sources et des informations récentes. La situation d’une région peut évoluer rapidement. A titre personnel nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Nous faisons attention aux abords des grandes villes et nous ne roulons jamais la nuit.

De manière générale ce n’est qu’une fois sur place qu’on peut avoir des informations fiables et écouter son instinct. Dans tous les cas il faut rester prudent, ne pas s’exposer à des vols opportunistes. Un dernier conseil est de ne pas rouler de nuit (sécurité routière et vol). 

VISA

VISA

Qui dit de nombreux pays, implique aussi de nombreuses frontières. Pour une personne de nationalité française voyageant en Amérique centrale, aucune démarche n’est à faire sur Internet avant le passage des frontières. Tout se fait sur place. Le passage se fait généralement assez rapidement, compter moins d’une heure pour sortir d’un pays et entrer dans le suivant. Les questions posées par les agents des douanes étaient simples: « où allez vous dormir ? », « combien de temps allez-vous rester ? »… 

Quelques petites infos, basées sur notre expérience : 

  • En tout nous avons dépensé 42€ par personne en frais de passage de frontière pour toute l’Amérique Centrale (en 2025). 
  • Bélize : Une taxe vous sera demandée à la sortie du pays par voie terrestre (env 15€/pers)
  • Guatemala, El Salvador, Honduras, Nicaragua : L’entrée dans un de ces pays déclenchera un délai de 90 jours valable dans toute cette zone. Vous aurez donc 90 jours pour visiter la zone (pays de la zone C4). Attention, il faudra tout de même faire les formalités de sortie puis d’entrée à chaque frontière.
  • Honduras, Nicaragua, Costa Rica et Panama: nous avons payé une taxe d’entrée ou de sortie à chaque frontière de ces pays. Le montant oscille entre 3 et 15€/personne. 
  • Nicaragua: la détention d’un drone est formellement interdite au Nicaragua. Si vous avez un drone dans vos sacoches, il faudra l’envoyer d’un pays à un autre pour ne pas l’avoir dans vos sacoches au Nicaragua. Le Nicaragua est un pays très procédurier et peu informatisé, le passage de la frontière peut donc être long et fastidieux.
  • Costa Rica et Panama: A chacune de ces 2 frontières, les douaniers nous ont demandé une preuve de sortie du territoire. Nous avions réservé notre billet d’avion du Panama à la Colombie, c’est donc cette preuve que nous avons présentée. 
  • Panama: La frontière entre Sixaola au Costa Rica et Guambito au Panama est assez peu empruntée par les voyageurs à vélo. À notre entrée à Guambito, première ville au Panama, un enfant nous a rabattus vers un bureau de police de la ville, proche des douanes, pour payer “la taxe de la ville pour l’entrée des étrangers” (env 15€/pers). Nous pensions à une arnaque. Ce n’est pas le cas, le ticket de paiement nous a été demandé par des militaires, 20km plus loin à un poste de contrôle fixe. Si vous passez par cette frontière, bien vous renseigner avant de quitter la ville et surtout conserver le ticket de paiement.

Informations diverses

Informations diverses

Préambule: chaque pays d’Amérique centrale a sa propre culture. Toutefois, de nombreuses similitudes se recoupent. Nous indiquerons les exceptions, à chaque fois, ci-dessous.

  • Tous les pays sont hispanophones à l’exception du Bélize dont la langue officielle est l’anglais.
  • L’eau chaude n’existe pas en Amérique centrale. La douche se prend à l’eau froide. Dans des hôtels haut de gamme ou au Costa Rica, vous trouverez un système se branchant sur le pommeau de la douche pour chauffer directement l’eau. Les fils électriques qui pendent dans la douche peuvent surprendre lorsque l’on arrive d’Europe, mais on s’y fait très vite.
Chauffe eau électrique, il faut avoir confiance
  • Comme souvent en Amérique latine, le papier toilette se jette dans une poubelle prévue à cet effet et non dans les toilettes.
  • Le lave-linge est un objet très rare en Amérique centrale, excepté au Costa Rica. Vous verrez, notamment au Guatemala, que de nombreuses femmes lavent le linge dans les rivières ou les lacs. Dans les foyers un peu plus aisés ou dans les hôtels, il existe des éviers avec des plans inclinés pour frotter les vêtements plus facilement.
Lavage du linge dans un lac au Guatemala
  • Si vous trouvez un lave-linge, ça sera le graal ! Il ne lavera qu’à l’eau froide et ne sera peut-être pas automatique. Si c’est le cas, une fois le linge mis dans le tambour, il faudra remplir le tambour avec un tuyau d’eau, puis lancer la machine. Une fois terminée, il faudra enclencher la vidange de l’eau. Puis recommencer un cycle pour le rinçage. Pour l’essorage, de nombreuses machines de ce type proposent un tambour sur le côté dans lequel placer les vêtements, une sorte de panier à salade.

En Amérique centrale, les locaux vivent dehors. Vous croiserez de nombreuses villes en effervescence et notamment des rues complètement bloquées par la foule venue faire son marché.

Les maisons possèdent souvent une avancée ou une terrasse bétonnée. A la nuit tombée, les locaux sortent les chaises sur le trottoir pour profiter de la fraîcheur (relative).

Applications utiles

  • iOverlander : pour trouver des hébergements sur la route et des conseils sur les routes à emprunter
  • WhatsApp: Toutes les communications passent par WhatsApp, c’est l’application utilisée par tous et partout pour envoyer des messages, appeler et envoyer des vocaux.
  • Il existe un groupe WhatsApp des voyageurs à vélo pour l’Amérique Centrale: lien d’accès.

En France on est habitué à ce que tout soit sur Google Maps (commerce, hôtel, restaurant). C’est loin d’être le cas en Amérique Centrale, le mieux est de demander aux locaux. 

Saisons

  • Il est important de prendre en compte les saisons avant d’envisager un voyage en Amérique centrale. En juillet, août et septembre, il fait chaud …  très chaud ! Le thermomètre a souvent dépassé les 45°C. A la chaleur vient s’ajouter l’humidité. À l’arrêt, nous coulons sur place, dans un hébergement sans clim et sans air, nous fondons littéralement comme si nous prenions une douche. En résumé, nous sommes mouillés du matin au soir par notre transpiration sur les vélos. Les vêtements que nous lavons dans l’évier le soir ne sèchent pas à cause de l’humidité. Nous sommes donc mouillés du matin au soir.
  • Le climat est à prendre en compte, la chaleur impose de se lever très tôt. L’atmosphère peut vite devenir étouffante. Si vous n’avez jamais connu la chaleur des Caraïbes, peut-être serez-vous comme nous à ouvrir en grand votre porte-monnaie pour pouvoir dormir avec la climatisation. La chaleur et l’humidité influent énormément sur les types d’hébergements choisis (hôtel vs tente), sur le budget et sur le moral.
  • Pendant la saison des pluies, il pleut majoritairement l’après-midi et le soir. Cela ne nous a pas particulièrement dérangés car à cause de la chaleur nous étions, la plupart du temps, déjà arrivés à notre hébergement. Il faut tenir compte de la saison des pluies notamment si vous voulez faire de la rando. En fonction de l’altitude, la vue sur les sommets peut être bouchée.

Quelques infos touristiques et bons plans

Il peut parfois être difficile de trouver des informations pratiques pour se rendre dans les sites touristiques.

L’Amérique centrale regorge de volcans et de montagnes à gravir. Cependant, la randonnée n’est pas un sport répandu comme en Europe. Les chemins sont rarement balisés, l’accès au début de la randonnée peut aussi être sportif. Les sites les plus touristiques obligent souvent à partir avec un guide. 

Guatemala

Tikal, vestiges maya

Pour aller visiter le site Maya de Tikal, il faut faire un aller-retour de 60km depuis la ville de El Remate. L’entrée du parc se situe à une quinzaine de kilomètres des pyramides. Il faudra s’acquitter de son droit d’entrée dans le parc (env 15€/pers en 2025) avant de continuer sur la route jusqu’aux pyramides. Deux possibilités pour dormir : 

  1. S’installer au camping de Tikal. Immersion dans la jungle garantie.
  2. Laisser les vélos à El Remate et partir pour une excursion à la journée. Si vous attendez le long de la rue principale del Remate au petit matin, il y a de grandes chances qu’un bus touristique vous propose de vous emmener faire la visite. Pour 20€/personne, nous avons eu le trajet aller/retour + 4h de visite guidée. Il faut ajouter à ces 20€, les 15€ d’entrée au parc. Nous avons beaucoup aimé l’hôtel « Guest house Posada Ixchel », avec cuisine, eau chaude, service de laverie pour 18€/nuit. 

Note : Le site de Tikal se situe à la frontière du Bélize, avant les premières grosses villes guatémaltèques. Nous avons eu beaucoup de difficulté à retirer nos premiers Quetzal, monnaie officielle du Guatemala, car le seul distributeur d’El Remate était vide. Dès que vous entrez au Guatemala depuis le Bélize, nous vous conseillons donc de chercher à retirer de l’argent et de ne pas attendre d’arriver à l’étape du soir.

Lac Atitlan

C’est l’une des plus grandes attractions touristiques du Guatemala. Qui veut dire tourisme de masse veut aussi dire grosses arnaques. Des lanchas publiques existent pour faire tout le tour du lac. Le trajet coute entre 2€ et 5€ par personne en fonction de là où vous souhaitez aller. A l’embarcadère des lanchas, des petits malins vous diront que les lanchas publiques ne fonctionnent pas aujourd’hui et qu’il faudra payer 50€ le trajet. Il ne faut pas accepter et juste attendre que la lancha publique arrive !

Nous avons vu plusieurs voyageurs à vélo embarquer leur vélo sur le toit de la lancha pour traverser le lac.

Nous avons particulièrement apprécié le village de Santiago Atitlan, beaucoup plus préservé que Panajachel et San Juan la Laguna.

Ascension de l’Acatenango.

L’Acatenango est le volcan le plus connu du Guatemala. En face de lui se situe le volcan Fuego, régulièrement en éruption. L’ascension de l’Acatenango qui culmine presque à 4 000 m draîne, lui aussi, du tourisme de masse. L’ascension se fait sur 2 jours et une nuit. Les tours operator ont construit de petites cabanes rudimentaires sur les pentes de l’Acatenango pour abriter les touristes le temps de la nuit. Pour faire l’ascension, nous sommes passés par l’entreprise familiale Asoava. Nous avons payé 55€/personne pour les 2 jours et la nuit de trek, incluant les guides et 4 repas. Des sacs de rando et du matériel sont disponibles sur place pour quelques euros. Asoava met également à disposition un dortoir à leur siège à San Jose Calderas. Il est donc possible d’y dormir et d’y laisser les vélos en sécurité avant de partir pour l’ascension. Nous recommandons Asoava, nous avons été très satisfaits des 2 jours passés avec eux ! Ne pas hésiter à emmener quelques snacks pour compléter les repas, surtout si vous êtes gros mangeur.

Il est aussi possible de faire l’ascension sans guide. Dans ce cas, soit vous pouvez louer une petite cabane à l’un des tours operator pour y dormir soit vous pouvez planter la tente directement dans le cratère de l’Acatenango. Attention, il fait froid là haut ! Aventure garantie !

Nicaragua

Nager dans le canyon de Somoto.

Au nord ouest du Nicaragua, à la frontière avec le Honduras, s’étend le canyon de Somoto. Des tours operator proposent de parcourir le canyon à pied et en nageant. En fonction de la hauteur de l’eau de nombreux plongeons sont aussi possibles (facultatifs). Nous avons fait l’excursion en août, le niveau de l’eau était assez bas. Nous avons randonné 80% du temps, à cause du manque d’eau. Le site est touristique, il vaut mieux éviter d’y être le week-end. Nous avons été hébergés par le tour operator. Pour 2 nuits, 5 repas et la visite guidée de 5 heures, nous avons payé 45€/personne. L’hébergement est assez confortable, en pleine nature dans de petites cabanes individuelles. Les repas sont faits maisons mais pourraient être un peu plus copieux. Nous recommandons vivement Ceibita Tours.

Visiter une fabrique de cigares à Esteli

Esteli est la capitale du cigare. A l’heure du repas, vous verrez des centaines d’ouvriers sortir des usines et envahir les rues de la ville avec leurs tabliers encore accrochés à la taille. Il est possible de visiter quelques fabriques gratuitement. Nous nous sommes présentés devant la “Tabacalera Perdomo” au petit matin, vers 8h. La secrétaire nous a fait visiter gratuitement l’usine. Un souvenir mémorable ! Et nous sommes même repartis avec deux cigares… offerts par la maison !

Île d’Ometepe

L’île d’Ometepe est notre coup de cœur au Nicaragua. Les liaisons pour atteindre l’île se font uniquement depuis Rivas, en ferry. L’accès au ferry avec les vélos nécessite de s’arrêter à plusieurs guichets du port: il faut payer une taxe touristique pour rentrer dans le port, puis les billets, puis une taxe pour les vélos…il faut arriver en avance ! Nous avons eu une mauvaise expérience avec la compagnie “Ometepe”. Nous vous recommandons vivement de prendre les bateaux de la compagnie “Che” que nous avons pris au retour. L’île d’Ometepe est particulièrement agréable à vélo, il n’y a quasiment pas de voitures, seuls des scooters y circulent. Elle mérite de s’y arrêter plusieurs jours et regorge de randonnées, de sorties en kayak et de plages paradisiaques.

Costa Rica

Parc national de Cahuita

Le parc national de Cahuita est le seul parc national du pays fonctionnant sur donation libre. Pour ce faire, il faut absolument entrer par l’accès qui se trouve dans la ville de Cahuita. Ce parc est un véritable coup de coeur. Sur plus de 10km, vous pourrez découvrir des paresseux, des singes capucins, des ratons laveurs, des tortues … En bref, une faune et une flore extraordinaire. Les plages de sable blanc paradisiaque sont aussi au rendez-vous. Il y a un check point au milieu du parc que vous devez avoir atteint avant 14h si vous souhaitez traverser le parc dans son intégralité, avant la fermeture de celui-ci. Sinon, il faudra faire demi-tour. Si vous sortez par la sortie sud, vous trouverez des tuktuk pour vous ramener à Cahuita.

Dans la même zone que le parc de Cahuita, sur la côte caribéenne , au mois d’août est organisé « El dia de la persona negra ». Il s’agit de célébrer les racines afro-caribéennes. Chaque ville organise un défilé avec danses, musique, costumes… On a adoré ! Si vous y êtes à la bonne période c’est à ne pas manquer. 

Le bilan

Le bilan

On a aimé

  • Découvrir des pays tous différents les uns des autres. Chacun possède sa culture propre, des spécialités culinaires et une grande diversité de paysages avec le Pacifique, la mer des Caraïbes et les montagnes
  • La fraîcheur du Guatemala et de ses montagnes, les paysages du Guatemala
  • La gentillesse des locaux
  • D’avoir rencontré des francophones expatriés qui nous ont permis de mieux comprendre l’histoire, la culture et la vie dans chacun des pays d’Amérique centrale
  • D’avoir pu voir la fête « El dia de la persona negra » au Costa Rica: une ambiance incroyable et la découverte d’une autre facette du pays.
  • D’avoir été jusqu’au bout de la Panaméricaine à Yaviza au Panama, mettant ainsi un terme à notre traversée de l’Amérique du Nord, du Mexique et de l’Amérique Centrale. La région du Darien est très belle et est assez sauvage
  • Une grande diversité de la faune et de la flore. Nous avons vu des animaux emblématiques comme les paresseux, les tortues de mer, les singes hurleurs, les grenouilles dendrobates… Il y a une biodiversité impressionnante ! 

On aurait pu s'en passer

  • La chaleur et l’humidité étouffante. Elles ont mis nos corps et notre moral à rude épreuve.
  • Les très forts pourcentages de pente au Costa Rica combinés au flot incessant de voitures sur des routes très étroites.
  • Une forte densité de population qui laisse peu de place aux grands espaces.
  • Peu de routes secondaires, ce qui nous a obligés à rouler avec le flot de la circulation.
  • Les capitales. On nous a souvent déconseillé de nous en approcher. Nous n’aurons vu que San Salvador, San José et Panama City et ça n’a pas été des coups de cœur, loin de là. La circulation est compliquée, il n’y a pas de place pour les vélos.

Nos endroits favoris

Nos endroits favoris

  • Le Bélize et son dépaysement total. Le Bélize est tourné vers les Caraïbes. Le pays est une ancienne colonie britannique, la langue officielle est donc l’anglais. Les maisons y sont en bois et pour certaines construites sur pilotis. Le Bélize est un ovni en Amérique centrale. Nous y avons été hébergés tous les soirs grâce à la générosité et à l’organisation de ses habitants.
  • Le Nicaragua et la diversité de ses paysages. Nous avons particulièrement apprécié rouler sur l’île d’Ometepe.
  • La côte caribéenne du Costa Rica entre Limon et Puerto Viejo. Le parc national de Cahuita regroupe une faune incroyable, des paresseux aux singes capucins en passant par les tortues. Il est possible de traverser le parc à pied. Eaux turquoises et sable fin assuré.

Quelques anecdotes et rencontres marquantes

Quelques anecdotes et rencontres marquantes

Tremblement de terre et livraison de lettre

Peu avant d’arriver à Antigua au Guatemala nous avons vécu le premier tremblement de terre de notre vie ! Magnitude 5.5, ça secoue fort, heureusement il n’y a pas de dégâts là où nous sommes.

Le lendemain nous avions une lettre à livrer à un Français habitant à Antigua. Nous sommes un peu en avance sur l’heure de rendez-vous et en profitons pour déjeuner dans un parc. En repartant, Olivier le destinataire de la lettre, m’appelle : “Salut Claire ! J’ai préparé un poulet roti, est-ce que ça vous dit pour ce midi ?”.

Olivier nous a accueillis 2 nuits dans sa superbe maison à Antigua. Le sol tremble toujours par moment et les tableaux se décrochent, mais Olivier nous accueille comme des rois. Nous avons partagé de succulents repas et de merveilleuses histoires. Durant deux jours, nous avons retrouvé le confort d’une maison “européenne”. Cette rencontre nous a énormément marqué.

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Rêve américain au Salvador

Au Salvador, nous avions repéré une finca (grande propriété accueillant souvent des mariages) où nous pouvions planter la tente. Nous contactons les propriétaires, ils nous disent qu’ils nous recevront avec plaisir. Carlos et sa femme nous accueillent donc le lendemain dans leur magnifique propriété. Ils ne font pas durer le suspense, ce soir nous dormirons dans leur superbe maison qui est sur le terrain. 

Il y a plus de 50 ans, Carlos est parti tenter sa chance aux Etats-Unis. Il a gravi les échelons et a vécu le rêve américain. Aujourd’hui, il redonne ce que la vie lui a donné. Carlos et Linda, 80 ans passés, concluent la journée en nous emmenant au restaurant. Quel couple inspirant !

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Viva la libertad !

Au Honduras, nous arrivons à la Croix-Rouge pour demander l’hospitalité. Jimmy, le patron, nous dit “Oui, à une condition. Il faut que vous disiez Viva la libertad en français !”. Nous avons réussi et avons pu nous mettre au frais sous la climatisation d’une chambre. Jimmy accueille une bonne partie des cyclistes traversant l’Amérique centrale à vélo, merci à lui !

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La route des cadeaux au Panama

Nous roulions tranquillement au Panama. Un homme s’arrête. Lorsque nous nous approchons, il nous tend une énorme poche de croissants puis après quelques phrases, il remonte dans son pick-up gris. Quelques centaines de mètres plus loin, nous voyons de nouveau un pick-up gris qui est en train de se garer. Nous pensons alors que notre bienfaiteur veut nous dire quelque chose. En nous approchant, nous nous rendons compte que ce n’est pas la même voiture. Un monsieur en descend et nous tend 1 billet de 10$ chacun. Quelle générosité, nous en sommes très touchés et sommes reboostés pour la journée !

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