Comment prendre l’avion avec un vélo ?

Comment prendre l’avion avec un vélo ?

A cause de contraintes de temps ou de budget, il n’est pas toujours possible de voyager en train ou en bus pour rejoindre le point de départ de son voyage à vélo. L’avion est souvent plus rapide, parfois plus économique et surtout plus simple.

Il n’est pas question ici de critiquer tel ou tel moyen de transport du point de vue de son impact sur l’environnement. Nous nous attacherons, dans cet article, à vous donner quelques conseils si vous souhaitez prendre l’avion pour la première fois avec votre vélo.

Let’s go pour un petit tuto avion + vélo !

Etape 1 : La réservation des billets d’avion :

La réservation des billets d’avion, première étape de l’organisation du voyage, nécessite beaucoup de recherches et est des fois un véritable casse-tête. Après avoir trouvé les compagnies aériennes effectuant le vol à la date voulue entre les deux villes choisies, il convient de visiter le site Internet de chacune d’entre elles afin de voir quels sont les tarifs pour les vélos. Ces tarifs sont soit spécifiques aux vélos soit inclus dans la rubrique « équipement sportif ». Le prix moyen, pour des vols en Europe varie entre 30 et 50€ par vélo.

Prudence, nous vous conseillons d’appeler la compagnie aérienne pour savoir quelles sont les conditions de transport du vélo (poids, taille, carton ou valise spéciale …). Il est possible que sur certain vol, la soute de l’avion soit trop petite pour emporter les vélos même si le site de la compagnie dit le contraire. Il est donc primordial d’appeler la compagnie avant toute réservation. Pensez aussi à tout le matériel du voyage à vélo, il peut être primordial de réserver un bagage en soute supplémentaire si celui-ci n’est pas inclus.

Après vous avoir posé toutes ces questions, vous pouvez enfin acheter vos billets !

Etape 2 : Trouver le carton pour emballer le vélo :

Nous venons de récupérer les deux cartons chez un vélociste à Helsinki.

L’heure du départ approche ! Il est temps d’emballer votre vélo ! Ici nous distinguerons deux cas de figure :

  • Aller : soit vous partez de chez vous et prenez l’avion pour réaliser le voyage à vélo par la suite
  • Retour : soit vous avez déjà réalisé le voyage à vélo et rentrez chez vous

Pour ce qui est de l’aller, c’est ici l’hypothèse la plus simple. Vous pouvez contacter les vélocistes autour de chez vous pour savoir si ceux-ci ne disposent pas de grands cartons de vélos. Généralement ces cartons sont jetés et vous pourrez facilement les récupérer gratuitement. Vous pouvez aussi en profiter pour récupérer des cartons et emballages supplémentaires pour protéger le vélo dans le carton. Encore une fois, attention aux dimensions demandées par la compagnie aérienne.

Pour ce qui est des autres bagages, peut être avez-vous un vieux sac ou valise permettant de mettre les sacoches ? Vous pourrez le laisser à l’aéroport sans regret après le vol.

Pour ce qui est de la seconde hypothèse, le retour. En soit la démarche est la même, sauf qu’au lieu de démarcher des vélocistes autour de chez, il convient de trouver un vélociste proche de l’aéroport acceptant de vous donner un carton. Le dilemme se pose alors, vous avez le carton, le vélo et les bagages, comment transporter tout ça ? Nous n’avons malheureusement pas de solution miracles ! En revanche, nous vous recommandons dans un premier temps de vous délester des bagages en les laissant à la consigne de l’aéroport. Ensuite vous pourrez aller à vélo chez le vélociste, emballer les vélos sur place et réserver un grand taxi via certaines applications. C’est ici la solution la plus simple mais moyennant un certain coût. Il y a peut-être aussi moyen d’emprunter les transports en commun comme le bus, si le chauffeur se montre compréhensif.

Enfin, la solution système D si vous êtes au moins deux et non la plus simple consiste à aller à vélo chez le vélociste. Laisser les vélos, là-bas et faire une partie du trajet à pied en portant les cartons jusqu’à une distance correcte de l’aéroport. Une personne (assez douée sur un deux roues tout de même), se dévoue alors pour retourner chercher les deux vélos d’un coup. Vous emballez les vélos. Il ne reste alors plus qu’a faire quelques km à pied pour aller chercher un chariot à l’aéroport et rapatrier le tout au bon terminal. Difficile certes, mais gratuit ! Nous avons utilisé cette méthode à Helsinki et je crois que nous referrions pareil si nous en avions l’occasion.

Pour ce qui est des autres bagages, vous trouverez assez facilement des grands sacs de voyage en grande surface que vous pourrez conserver par la suite. Si vous voyagez avec des sacoches, vous pouvez aussi les scotcher entre elles.

Et maintenant, que faisons-nous des vélos et des cartons ?

Etape 3 : Démonter le vélo et empaqueter le tout :

Cette étape est vraiment propre à chacun car elle dépend du type de vélo et de la taille du carton. Dans tous les cas il sera nécessaire de démonter les pédales. Juste à titre d’exemple, pour mon vélo nous n’avons eu qu’à démonter la roue arrière et le guidon, le carton était assez grand. Toutefois, pour le vélo d’Olivier il a fallu démonter la roue, le dérailleur, la fourche (nous voyageons avec des VTT) et le guidon. Petite astuce pour ne pas abimer le dérailleur arrière: démonter la patte de dérailler qui ne tient que par une vis, puis scotcher le dérailleur à l’intérieur des bases.

Enveloppez le vélo du mieux possible avec cartons et mousse si possible. N’hésitez pas à mettre quelques affaires de voyage dans les cartons avec les vélos, c’est toujours de la place de gagnée dans les bagages en soute.

Avant de fermer le tout, il est impératif de peser le carton pour voir s’il ne dépasse pas la limite autorisée. Les malus imposés par les compagnies aériennes pour chaque kilo supplémentaire sont colossaux !

N’hésitez pas à faire plusieurs tours de scotch tout autour du carton pour solidifier l’emballage. Vous pouvez écrire « fragile » au marqueur ou bien encore indiquer le sens du carton et vos coordonnées dessus, au cas où.

Etape 4 : Enregistrement des bagages à l’aéroport :

Après vous êtes emparé du caddie de l’aéroport, il sera temps de trouver le bon comptoir d’enregistrement. Dans certains aéroports (comme Genève par exemple), il existe des comptoirs spéciaux pour les bagages hors taille. Dans d’autres aéroport, l’enregistrement se fait au comptoir de la compagnie. Quoi qu’il en soit il faudra d’abord passer par le comptoir de la compagnie pour que le bagage soit enregistré. Les agents de l’aéroport pèseront votre carton et vous indiquerons la marche à suivre.

Ça y est les vélos sont partis sur le tapis roulant, vous êtes un peu plus libre de vos mouvements mais pas moins stressés !

L’enregistrement ouvre dans 12h, yes !!!!

Etape 5 : Embarquement, vol et atterrissage :

Rien à faire ici, à partir profiter de son vol. Les plus malins essayeront d’apercevoir les vélos sur les chariots sur le tarmac. Nombre d’entre nous, espérerons que les vélos finiront dans la bonne soute du bon avion !

Idem à l’atterrissage, généralement lorsque nous apercevons les cartons des vélos sur le tarmac, nous sommes soulagés d’un grand poids !

Etape 6 : Récupérer les vélos :

Les vélos sont à récupérer soit sur un tapis spécial dans la zone de remise des bagages. Pour les aéroports les plus petits, on vous les amène directement sur un chariot.

Etape 7 : Remonter les vélos !

C’est l’heure de vérité ! Y a-t-il eu des dégâts pendant le transport ? C’est en remontant le vélo que vous le verrez. Souvent dans un coin, à l’extérieur de l’aéroport, vous passerez quelques dizaines de minutes à remettre votre vélo sur roues et à refaire vos sacoches. A défaut de poubelles, laissez le carton dans un endroit qui ne gênera pas le passage.

Le vélo va bien, vous avez tous vos bagages et êtes heureux de pouvoir commencer votre voyage. Et maintenant ? Eh bien, il faut réussir à sortir de l’aéroport, aéroport qui est souvent coincé entre plusieurs bretelles de périphériques. Bon courage 😊

Nous redoutions de prendre l’avion avec nos vélos. Nous avons eu deux expériences satisfaisantes avec Finnair à Helsinki et Aegean à Athènes, et savons que nous renouvellerons l’expérience si besoin. Et vous, êtes-vous prêts ?

Cet article a 2 commentaires

    1. Hello, merci beaucoup pour ce tuyau, si on doit reprendre l’avion on essaiera.
      Bonne route !

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